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sep 28 2009
Notre rentrée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
EVENEMENT
28-09-2009

La crise va beaucoup mieux ….. Pour le CAC40…….. , pour nous, c'est 24% de chômage surtout pour 34% de nos jeunes. Socialistes du Val de Sambre, nous sommes présents et toujours à l'écoute. Nous projetons l'avenir, c'est notre rôle et nous allons construire un projet de société,  nous préparons  un projet cohérent pour une proposition forte en 2012.
Partout dans nos sections nous ressentons le décalage entre réalité de terrain et l'image renvoyée de cette réalité.. Et ce décalage est de plus en plus fort, et de plus ressenti  par nos concitoyens.
Nous sommes quand à nous très mobilisés et  par rapport à la nébuleuse UMP, nous sommes extrêmement  représentatifs. Nous sommes unis car toujours confrontés aux réalités sociales, et de cette dynamique en ressort un consensus très clair vis-à-vis du gouvernement.  On nous a fait beaucoup de procès d'intentions, mais nous avons tout clarifié. Nous avons aussi invité nos compagnons de route, les partis de gauche, et notre position est marquée, affichée, sur le territoire comme au conseil général et au national.
La population nous attend.

Prochain rendez-vous : se battre pour la POSTE
le  Samedi 3 octobre pour la  votation citoyenne dans tout le pays, :  la privation de la poste ? C'est à nous de choisir

 


Rentrée 2009, Rémi Pauvros



Intervention de Christophe Di Pompéo
: Un mot sur la rentrée de C Marin, la RN2 et l'Université : Heureusement que nous avons la Région avec nous !


C'est désormais un fait, C Marin défend l'Etat mais pas son territoire, Pour la RN2 comme pour l'Université,  C. Marin voudrait que la Région mette la main au portefeuille pour une compétence qui relève de l'Etat.

Par exemple, l'Université : 13 M€,  normalement devant être financée entièrement par l'Etat et bien c'est la Région qui a financé. Pas étonnant que C Marin se dise que la Région n'a qu'à faire la même chose avec la RN2.

ICI  La Région Nord Pas de Calais a toujours remplacé l'Etat qui n'a quasiment jamais rien fait. Par cet état de fait, sa représentante  C Marin, que l'on pensait  plutôt représenter les citoyens,  ne trouve pas autre chose que le dénigrement  du territoire  et  le déni de réalité pour sa défense. 

 

 
Intervention de Benjamin Saint Huile ICI
 
Intervention de Thomas Depardieu
 

TDepardieux


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jun 03 2009
«Il y a des risques de dérives» Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Social
03-06-2009

Interview "libération": Rémi Pauvros, maire (PS) de Maubeuge (Nord), où le RSA a été expérimenté :
http://www.liberation.fr/societe/0101570581-il-y-a-des-risques-de-derives

Rémi Pauvros, maire (PS) de Maubeuge et vice-président du conseil général du Nord, délégué à l’insertion et à la solidarité, livre son analyse critique de l’expérimentation du RSA dans sa ville.

Quels sont les limites et les points faibles du RSA au vu de l’expérimentation menée dans votre secteur ?

Le RSA a été conçu à un moment de décrue du chômage avec l’objectif de mieux accompagner vers l’emploi les allocataires de minima sociaux. Mais aujourd’hui nous sommes en récession. Il n’existe pas de dispositif miracle quand le chômage explose. Ce n’est pas le RSA qui va créer de l’emploi, mais l’activité économique. Nous l’avons parfaitement constaté ici, à Maubeuge. Dans notre bassin d’habitat, on compte 6 500 allocataires du RMI. Au meilleur de l’expérimentation - en juillet 2008 -, nous avions 600 contrats RSA en cours. Cela fait un peu moins de 10 % de retour à l’emploi, ce qui n’est pas mal. Mais au fil des mois les indicateurs de l’expérimentation se sont fortement dégradés. En décembre, nous étions descendus à 170 contrats.

A quoi attribuez-vous cette subite et forte dégradation ?

A la crise économique, bien sûr. En sachant que, sur notre territoire, le principal employeur, c’est industrie automobile, l’un des secteurs des pays industrialisés les plus touchés par la récession. Ils ont supprimé tous les temps partiels, tous les CDD et tous les emplois en intérim.

Niez-vous tout intérêt au RSA ?

Non. Je considère que le RSA est un bon dispositif pour permettre aux allocataires de minima sociaux de reprendre une activité à temps partiel. Le RSA va aussi améliorer les revenus des travailleurs pauvres, grâce à une allocation publique. Mais il y a des risques de dérives. Des entreprises pourraient supprimer leurs emplois en intérim, et leurs CDD au profit d’une multiplication de temps partiels version RSA. Le RSA procède aussi à une sorte de discrimination : les «mieux employables» qu’on veut remettre au travail et les autres qui resteraient sur le bord du chemin.

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jun 02 2009
les Maires socialistes se mobilisent pour l'Europe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Politique
02-06-2009

Rémi Pauvros :

L’Europe est un enjeu considérable. On présente toujours l’Europe comme une institution complexe qui n’est pas notre affaire. Cependant le parlement européen vote le budget de l’Europe, c’est donc un élément important qui n’est pas assez souligné, c’est le Président du parlement européen qui présente le budget. 
De plus le vote de l’assemblée engage l’Europe dans sa réalisation budgétaire, c’est un enjeu considérable car il y a de nombreuses  retombées financières sur des territoires comme le notre.

Ce vote doit  faire passez un message  a ceux qui n’ont pas permis d’obtenir des fonds suffisants pour pouvoir porter les devenirs du Hainaut,  et envoyer un message clair a ceux qui ont crée les fonds structurels, c'est-à-dire aux  socialistes, et sont prêt à aller plus loin avec un autre enjeu, celui de notre  programme qui propose un grand emprunt.
Cet empreint permettrait d’inscrire des grands projets structurants (train, climat … ).
Il faut cependant que la gauche soit majoritaire au parlement pour que cela se réalise.

L’autre choix que nous devons faire est  que l’Europe soit plus attentive à la défense des habitants. De ce fait l’Europe libérale ne doit pas dominer notre vie. Pour nous il s’agit d’une  Europe sociale, de la vie démocratique,  avec l’ensemble des propositions que nous formulons dans notre programme.
Par exemple l’extension de la protection sociale et médicale : en effet nous sommes en récession sur le plan de la santé publique, nous voulons donc que l’Europe soit un des leviers majeur de la santé publique. Voter pour Sarkozy, donc pour Riquet, c’est voter pour Berlusconi, c’est donc considérer que les gens comme Berlusconi ont à dominer l’Europe au même titre que les libéraux les plus excessifs. 

Le troisième message que je voudrais faire passer  est que si la droite sort vainqueur, Sarkozy  fera  un gouvernement beaucoup plus dur. Votez pour la droite ce serai donc voter pour des gens qui arrêtent des gamins de 6 ans à la sortie de l’école, mais qui ne font rien au niveau de la relance économique pour que l’emploi se redresse. Notre territoire Sambre Avesnois connaît en effet une augmentation du chômage par rapport à l’année dernière de l’ordre de 23 %. Il faut donc voter pour l’Europe et pas pour une politique interne. 
Nous somme un des rares pays de l’Europe à centraliser la gestion des fonds européen au niveau de l’Etat. C’est un handicap majeur de notre territoire car aujourd’hui les services instructeurs sont les services de l’état pour quasiment 78 % des fonds européen. Nous n’avons jamais réussi à obtenir de fonds de fonctionnement qui permettraient de payer des actions. Cela existe pourtant dans d’autres pays. En Espagne, par exemple il y a des presses locales et des télévisions locales financées par l’Europe. En France cela n’est pas possible car Bercy ne veut pas. L’Etat apparaît donc comme étant le pourvoyeur des fonds européens. Il utilise ces  fonds pour cacher ces propres inexistences et carences. L’Etat parle de dossiers qui viennent de notre territoire et portés par notre territoire, ce qui est une anomalie française. En effet dans d’autres pays comme l’Allemagne se sont les régions qui gèrent les fonds européens.



Michel Logiaco :

Rémi a donné beaucoup de raisons pour lesquelles demain il faudra soutenir les élus socialistes et pour ce qui nous concerne Gilles Pargneaux et son équipe. J’ajouterai que nous avons assisté en 1993 à l’effondrement du système soviétique, et aujourd’hui nous avons assisté à la faillite du capitalisme.
Il faut inventer, trouver un autre système et c’est l’Europe qui peut le faire, c’est l’Europe.
Et ça c’est un point  que nous devons  faire comprendre à nos concitoyens, et leur dire qu’il y a grand intérêt à voter le 7 pour cette raison, parce que ce nouveau système, c’est l’Europe qui devra l’inventer à partir d’éléments que Rémi a développé.
Tout d’abord,  on en a assez de l’Europe des finances. Ce que nous voulons demain, c’est une Europe sociale, l’harmonisation sociale pour que les camarades ouvriers qui travaillent dans l’Est aient un salaire équivalent aux nôtres, une protection sociale équivalente à la notre, qu’il y ait  également une harmonisation de la fiscalité sur les entreprises, pour éviter aussi toutes ces délocalisations sauvages auxquelles nous assistons aujourd’hui.
Il y a  un intérêt primordial de voter le 7 pour l’Europe.
Il est vrai que nos concitoyens aujourd’hui malheureusement et surtout sur notre territoire,  sont  absorbés par le problème du chômage, du licenciement  et Rémi a annoncé ce taux extrêmement important. Mais je croîs effectivement qu’il faut que l’on prenne notre bâton de pèlerin pour dire à toutes ces femmes et ces hommes combien il est important de voter le 7, extrêmement important.
Cette harmonisation sociale que nous souhaitons ne peut se faire qu’avec des socialistes. Il est évident que si la droite est reconduite de façon majoritaire en Europe, c’est la politique de Sarkozy qui va se poursuivre, le démantèlement du service public et un désintéressement en face de la souffrance du peuple. On a aidé les entreprises, mais on est resté sourd aux messages qui ont été à la base par ces grandes manifestations, où on a noté le désespoir de nos concitoyens face aux situations économiques catastrophiques.
Que leur a répondu le gouvernement : rien, on les laissé de côté.
Nous ne voulons plus de  çà.
Effectivement ce vote du 7 juin doit être aussi un vote contre la politique de Nicolas Sarkozy qui est aujourd’hui en ce qui me concerne tout à fait néfaste.


Philippe Dronsart  :

je suis directement touché par la crise dans ma commune.
Une société vient malheureusement de déposer le bilan. Elle avait quelques soucis, et a du se résoudre à fermer car la crise accentuait ses pertes. Ce n’est qu’une parmi tant d’autres puisque de plus en plus de sociétés et de commerces ferment. D’autre part la forte augmentation  du budget accordé au C.C.A.S (Centre Communal d’Action Sociale) témoigne de la politique offensive d’accompagnement exercé par le parti socialiste, qui tente ainsi de palier aux effets sociaux de la politique du gouvernement. Les maires socialistes essaient tant bien que mal de remédier localement aux problèmes créés par la crise. L’Europe a aussi son rôle a jouer au quotidien car 70% des décisions prises au niveau français sont votées au parlement européen.



Benjamin Saint-Huile :

L’Etat fait croire  aux citoyens que l’Europe est trop loin, pas intéressante, compliquée… La droite espère que la mobilisation soit faible.

Cette Europe qui libéralise, avec des flexibilités à outrance, sans égalités pour les salariés, avec des délocalisations, procède d’une équité territoriale très discutable.  Exemple,  le territoire du Hainaut français est moins bien doté que le Hainaut belge sur les crédits européens, car les députés européens ont préféré défendre un certain nombre de dossiers. La manne financière se trouve au niveau européen,  le programme européen est intéressant pour les territoires qui sont moins en avance que d’autres, sur notre géographie locale par exemple, donc il faut une mobilisation forte.
L’Europe aujourd’hui ne donne pas de réponse structurée à la crise. Les socialistes proposent donc  un programme commun : 27 pays de l’Europe au niveau du parti socialiste sont en capacité de proposer et d’afficher des objectifs communs : c’est là la vraie révolution de ce scrutin. 
Aujourd’hui on a un parti socialiste structuré rassemblé par sa capacité  à dire :  « voila ce que nous voulons pour l’Europe ».
Quelques propositions,
l’idée d’un salaire minimum dans les pays de l’Europe pour éviter les délocalisations et pour avoir une équité territoriale.
L’idée d’un plan de relance qui permette par exemple de développer les  infrastructures de transport. Nous sommes  au cœur de l’Europe et pourtant notre territoire ne peut bénéficier de cette connexion autoroutière (2H de l’Allemagne, 1 H Londres, Belgique…) car les crédits ne sont pas suffisants : il y a un désengagement de l’Etat. L’Europe dirigée par la droite,  qui dirige elle-même l’Etat,  aujourd’hui n’est pas en capacité de porter des dossiers tels que la RN2.
Si on veut une vraie modification, l’Europe doit être un des principaux leviers. Pour cela il faut que les citoyens de la Sambre et de l’Europe prennent conscience que  cette élection (parlement qui vote le budget de l’UE, qui est renforcé dans ses prérogatives) permettra de peser sur une politique nationale.
Les citoyens ne veulent pas d’une Europe qui n’apporte rien,  ils n’ont pas la compréhension de cette institution et n’ont pas la visibilité sur ce qu’elle peut apporter.

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mai 31 2009
Allez voter le 7 juin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
31-05-2009
Image
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mai 28 2009
Chronique d’une semaine ordinaire en France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Réaction
28-05-2009

Le 18 mai, les forces de police interpellent deux présumés voleurs de vélo. Le moyen de locomotion, supposé appartenir à une tierce personne, est également emmené au poste.

Une intervention somme toute banale, si ce n’est que :

  • les deux interpellés sont âgés de 6 et 10 ans ;

  • le vélo est bien celui de l’enfant qui l’utilise.

Une interpellation choquante, qui intervient en plein débat sur les violences dans les écoles, et qui prouve une fois de plus la démesure. Parallèlement, Xavier DARCOS annonce, le 21 mai, sa volonté de mettre en place dans les écoles des forces d’intervention, en les dotant de moyens d’agir contre la violence et la délinquance, en particulier par la possibilité d’effectuer des fouilles.

Ce même jour, le Président de la République prépare une « surprise » à cinq lectrices de presse féminine venues rencontrer son épouse. Invitées dans les salons de Carla Bruni-Sarkozy, elles voient apparaître un chef d’état décontracté, familier, et assistent à une scène familiale. Les propos de l’épouse parfaite, la présentation d’une harmonie conjugale, les encouragements pour un rendez-vous officiel plutôt ouvert à la polémique qu’à un enthousiasme débordant (Premier ministre irakien) : tout concourt à mettre en scène une intimité présidentielle, sensée redorer l’image de Nicolas Sarkozy, et qui devient image officielle.

Pendant ce temps, la crise économique et sociale continue de gronder, les universités tentent de rattraper les longs mois de blocage, les usines ferment, les grands groupes annoncent leurs plans sociaux, les salariés sont remerciés, les intérimaires renvoyés, le pouvoir d’achat baisse. Mais le gouvernement est là pour cacher les vrais problèmes.

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mai 16 2009
Elections européennes : Gilles Pargnaux à Maubeuge Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
16-05-2009

Le 7 juin prochain auront lieu les élections européennes.
Ces élections sont primordiales parce que nous avons un besoin urgent d'engager l'Europe dans une nouvelle direction, plus humaine, plus juste, plus sociale.
Plus que jamais l'enjeu des élections du 7 juin sera une question de choix politique entre notre vision d'une Europe progressiste et démocratique et une Europe à droite, réactionnaire, qui laissera les mains libres au capitalisme financier sauvage.
La liste du Parti Socialiste du Nord-Ouest conduite par Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la fédération du Nord, est venu nous rencontré le jeudi 7 mai pour débattre avec nous.
En voici les extraits :
dans l'ordre :
- Introduction de Thomas Depardieu
- Intervention de Jean Luc Perat
- Intervention de Rémi Pauvros
- Gilles Pargneaux : le plan de relance
- Gilles Pargneaux : Les Priorités (bientôt en vidéo)
- Gilles Pargneaux : Notre Région

 



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mai 16 2009
PRENDRE SON DESTIN EN MAIN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
16-05-2009

Image

Lire l'article du Monde du 6 mai au format pdf
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mai 16 2009
Impots locaux : extraits de l'émission "Cdans l'air" MAUBEUGE : le choix de l'avenir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
16-05-2009


Impots locaux

Dans cette vidéo, vous trouverez un résumé des causes de l'augmentation des impots locaux :

- Les causes générales
- le système de financement n'est plus adapté
- des recettes plus faibles, une politique de l'Etat plutôt chiche
- Les dépenses des communes sont plutôt sages par rapport au déficit de l'Etat
- Les recettes sont constituées d'impots pour une moitiè, et de versements de l'Etat pour l'autre :
- Cela finance les services publics, les biens publics
- Même sans la crise il aurait fallu augmenter les impôts, car les besoins sociaux augmentent :
" L'Etat se décharge sur les collectivités de son action sociale, sans en recverser les moyens. Les collectivités subissent l'effet de trois contraintes très importantes :
- Compenser la casse des services publics
- Assumer de nouvelles compétences
- Répondre aux besoins sociaux qui augmentent sous l'effet des actions du gouvernement, du désengagement de l'Etat et enfin de la crise.

- La taxe Professionnelle ? demain ?
- Les inégalités territoriales, les écarts de charges fiscales, il faudrait améliorer la péréquation
- MAUBEUGE : le choix de l'Avenir:
" On ne peut pas être dans une gestion statique, mais dynamique d'une ville. Malgré la difficulté, Maubeuge a raison d'investir dans l'avenir....... Car c'est en sortant du cercle vicieux
"pauvreté / moins de recette, que la ville progressera".
- Pour attirer les familles il faut investir : les collectivités locales sont les premiers investisseurs en France.

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avr 23 2009
Nouvelle saison du parc animalier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
23-04-2009

Le week-end dernier, le parc animalier a ouvert ses portes et commencé sa nouvelle saison.

Quelques nouveautés cette année : l’arrivée prévue d’une girafe mâle et deux ours à lunettes (dont l’enclos, visible, est prêt à accueillir ses nouveaux locataires). Les autruches et watusis, quant à eux, profitent d’ores et déjà de leur nouvel aménagement.  L’équipe propose toujours des visites guidées, et une nouvelle politique tarifaire est appliquée : désormais, pour chaque entrée payée, 10 centimes d’euros sont reversés sur un fonds de conservation, dans le cadre d’un partenariat avec le Niger.

La convention est signée ce jeudi 23 avril avec l’association de sauvegarde des Girafes du Niger. Lors du dernier Conseil Municipal qui s’est réuni le 20 mars, les élus maubeugeois ont approuvé cette démarche, qui tend à préserver une espèce menacée et à protéger son environnement.

Nous avons à cœur de soutenir ces initiatives, qui permettent à la ville de Maubeuge de participer à de vastes programmes internationaux de solidarité. En effet, à travers la sauvegarde d’une espèce, c’est un enjeu humanitaire qui apparaît, puisque les populations locales bénéficient de micro-crédits, qui permettent d’harmoniser les relations homme/ animal et de participer au développement d’activités économiques (petits commerces, agriculture, etc.), alors même que le Niger est l’un des pays les plus pauvres de la planète.

Pierre GAY, Directeur du Zoo de Doué-la-Fontaine, s’est engagé, dès 2001 dans ce programme et sera présent à Maubeuge pour évoquer les activités qu’il mène pour la protection des espèces.

Pour en savoir plus sur l’association, cliquez ici

 

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avr 07 2009
C’est dans l’air Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
07-04-2009

L’émission C’est dans l’air de ce mercredi 8 avril est consacrée à l’augmentation de la fiscalité.

À Maubeuge, cette décision du Conseil Municipal a fait grand bruit. Pendant 8 ans, la ville s’est refusé à imposer davantage ses contribuables.
Pourtant, la tornade a eu raison de cette volonté politique, et, il a été nécessaire, dans un souci d’équilibre budgétaire, de revenir sur les taux d’imposition.

Dans cette émission quotidienne, qui fait le point sur les questions d’actualité, j’expliquerai  le contexte Maubeugeois, et je reviendrai sur les raisons de cette augmentation, justifiées par une situation difficile et une volonté marquée de remettre les finances sur les rails.

Retrouvez C’est dans l’air, diffusé le mercredi 8 avril à 18h00 sur France 5, et sur le site www.france5.fr dès jeudi.

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avr 05 2009
Melissa Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Evènement
05-04-2009

Mardi 7 avril 2009 à 20H40 sur M6 - Votez pour Mélissa La Nouvelle Star

> Pour soutenir Mélissa notre talentueuse chanteuse, une seule solution : VOTEZ ! (le numéro de téléphone pour voter sera communiqué lors de l'émission)

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avr 05 2009
Le monde à l'envers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Réaction à l'actualité
05-04-2009


"Le préservatif ne lutte pas contre le SIDA. Au contraire, sa large distribution ne règle pas le problème.

L’Hôpital de demain : un établissement soumis à la loi de l’argent, et contraint à la rentabilité pour subsister.

Limiter les rémunérations des grands patrons ? Uniquement de manière temporaire, par décret, sur des secteurs bien définis et limités, et en ne visant que quelques bonus et stock-options.

Jean Jaurès ou encore Roger Salengro auraient voté Front National."

Le 9 avril, un colloque sur la contraception et la sexualité est organisé à Maubeuge. Alors que de nombreuses associations luttent contre la propagation des MST, et font un travail de terrain, en allant à la rencontre des publics les plus exposés, on ne peut tolérer une remise en cause de leur engagement ! Il s’agit bien d’un enjeu de santé publique. Mais lorsque l’on voit comment sont malmenés les hôpitaux, voués à devenir des entreprises soumises à la rentabilité et au profit, on se demande : quel accès aux soins pour tous ? Comment préserver le service public de la santé ?

Le décret sur la rémunération des grands patrons fait débat et choque, au regard des inquiétudes légitimes des salariés qui subissent chaque jour la baisse inéluctable de leur pouvoir d’achat.  .J’ai, à l’agglomération, reçu les syndicats des entreprises en difficulté pour faire sortir des projets concrets, comme le centre d’apprentissage ou le  schéma des formations.

Et quand on sait que le socialisme prône avant tout des valeurs humaines d’égalité, de justice, et de solidarité, comment accepter de voir les visages de Jean JAURES ou de Roger SALENGRO utilisés pour les campagnes du Front National ?

Oui, nous marchons sur la tête ! À nous de tout mettre en œuvre pour retrouver notre ligne d’horizon !

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mar 30 2009
Plan social à l'école ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Education
30-03-2009

Nicolas SARKOZY a fait le choix depuis son élection d'accélérer les réformes et de brutalise durablement le service public d'éducation. La droite, aux responsabilités depuis 2002, a ainsi engagé pour notre académie un véritable plan social supprimant plus de 4600 postes.

En faisant aujourd'hui, sciemment, le choix de nier la crise économique, dont la politique gouvernementale est en grande partie responsable, Nicolas SARKOZY a confirmé la poursuite de ce plan social, engageant pour la rentrée 2009-2010 ta perte de 13 500 emplois répartis sur tout le pays et notamment notre région.

650 enseignants, conseillers principaux d'éducation, RASED, infirmières, Co-psy... disparaitront pour notre académie, encore la plus durement sanctionnée, alors que tous les indicateurs sont pourtant au rouge :
• Un taux d'accès au baccalauréat pour une génération de nordistes, qui, en 7 ans, fléchit passant de 63 %à 58 %,
• Un différentiel de 5 points, par rapport à la moyenne nationale, des résultats aux bacs généraux, technologiques et professionnels,
• Une sortie inacceptable de 6000 élèves sans qualification après leur scolarité,
• Un poids de l'illettrisme intolérable, 15 % de la population régionale ...

Ainsi à l'heure où le Conseil Régional, le Conseil général et les communes de Gauche s'engagent plus que jamais en investissant, rénovant et équipant les établissements scolaires, la droite décline sa politique éducative autoritaire sur notre académie.

C'est, au contraire, par une mobilisation de tous les instants, de tous les moyens que nous pourrons par des efforts pour l'Education et la formation donner demain à notre jeunesse les capacités de se construire un avenir et s'insérer dans la société.

Nous demandons pour toutes ces raisons :
• Le rétablissement des moyens pour les territoires de notre académie, injustement traitée, alors qu'il nous faudrait recevoir plus pour compenser toutes les inégalités scolaires,
• Un moratoire sur toutes les réformes en cours, du primaire à l'université,
• La prise en compte de tous les acteurs d'éducation, parents d'élèves, associations et collectifs, syndicats afin d'entendre leurs besoins et revendications.

Fédération du Nord du Parti Socialiste

REUNION-DEBAT PUBLIQUE
LUNDI 6 AVRIL 2009 à 19H00
à la Salle des Fêtes d’AVESNELLES

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mar 30 2009
CONSEIL MUNICIPAL DU 20 MARS 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
30-03-2009

Mes cher (e)s collègues,

Avant d’entamer l’ordre du jour de notre Conseil Municipal, je tiens à vous faire part de quelques informations.

Pour commencer je voudrais rendre hommage à monsieur Gaston Ransart, décédé le 8 janvier à l’âge de 87 ans.

Ingénieur des Pont et Chaussée, fils de fermiers et d’éleveurs d’Elesmes, il est entré en poste à Maubeuge en 1953 comme ingénieur subdivisionnaire de l’équipement.

Dans sa vie professionnelle, Gaston Ransart s’est investi dans de nombreux projets. Les plus significatifs sont la création du parc zoologique et de la kermesse de la bière, l’aménagement de la zone de l’épinette, la construction de la Joyeuse (sur le site des anciennes casernes), la création du Lycée Pierre Forest, l’aménagement des premières zones industrielles (Pierre de Coubertin, Petite Savate, la création du camping municipal), ainsi que les grandes voiries  (Bd Charles de Gaulle, Bd Pasteur, Croix de Mons, avenue de Ferrière).

Aux côtés du Docteur Forest, Gaston Ransart a aussi été un allié politique, il a été son suppléant à la députation de 1958 à 1968. Gaston Ransart siégera du 16 octobre 1987 à décembre 2003 au conseil d’administration de l’hôpital de Maubeuge.

C’était un homme aussi humble que travailleur et profondément attaché à la ville de Maubeuge.

À présent, je souhaite revenir sur la tornade.

1 ère dotation accordée en 2008

1.210.000,00€

Dotation complémentaire accordée en 2009

441.696,96€

TOTAL

1.651.696,96€

Versements déjà effectués

741.700,00

DOTATION RESTANTE

909.996,96€

Une partie de cette dotation, à hauteur de 665 000 €, est en cours de redistribution par les services de l’État, la Ville de Maubeuge assurant le recueil et la transmission des Relevés d’Identité Bancaires vers la Trésorerie. Une réserve d’un montant de 245 000 € a été anticipée pour les sinistrés aujourd’hui non relogés, et pour les « imprévus ».

Pour mémoire voici la clef de répartition des dons aux sinistrés en fonction des  catégories de sinistres :

  • Catégorie 1 : petits travaux, soit 150 € par foyer concerné ;
  • Catégorie 2 : montant des travaux inférieurs à 15 000 euros, soit 300 € par foyer concerné ;
  • Catégorie 3 : montant des travaux compris entre 15 000 et 30 000 euros, soit 1110 € par foyer concerné ;
  • Catégorie 4 : montant des travaux supérieurs à 30 000 euros, soit 2250 € par foyer concerné.

Suite à la tornade qui s’est abattue le 3 août sur la Ville de Maubeuge, 1939 immeubles de particuliers ont été sinistrés et 40 arrêtés de péril ont été signifiés. Une cellule de réhabilitation/ reconstruction a été créée par la Ville et l’AMVS afin de recevoir tous les sinistrés et les aider à résoudre leurs problèmes tant au niveau des assurances que pour la reconstruction et la réhabilitation de leur logement. Ouverte depuis le 15 septembre 2008, cette cellule a apporté conseil et assistance pour 809 immeubles : sur ces 809 dossiers, 648 ont été solutionnés, 9 dossiers sont en cours de traitement  avec les assurances, 97 dossiers ont sollicité des demandes complémentaires ANAH, 47 dossiers concernent des familles non assurées pour leur habitation, 7 dossiers non assurés concernent des véhicules, 2 dossiers  comportent un conflit avec le propriétaire, 7 dossiers concernent un rapport locatif, 10 dossiers concernent un complément cellule, et 9 dossiers concernent un problème de relogement.

Dossiers ANAH : 18 dossiers instruits (en décembre 2008), 11 dossiers déposés (le 23 janvier 2009), 40 dossiers en cours de vérification, 29 dossiers en attente de pièces, 17 dossiers propriétaires bailleurs.

La ville de Maubeuge a établi une cotation par catégorie de sinistre : 237 sont en catégorie 1, 1425 sont en catégorie 2, 168 sont en catégorie 3, 109 sont en catégorie 4.

L’estimation des dégâts occasionnés sur l’ensemble des biens communaux est de 21 000 000 euros, la couverture du contrat d’assurance serait de 16 000 000 euros.

Le 17 février dernier j’ai été reçu au ministère de l’intérieur par Madame Michelle Alliot-Marie,en compagnie de madame le Député Christine Marin. Lors de cette visite, Madame la Ministre a annoncé que la dotation de solidarité urbaine (DSU) de la Ville de Maubeuge serait augmentée et que notre ville serait éligible à la dotation de développement urbain (DDU). En ce qui concerne la dotation de solidarité urbaine, le cabinet de Madame la Ministre de l’intérieur a informé mon cabinet la semaine dernière d’une augmentation de 9,59% de notre DSU, soit 362 46 € en plus pour 2009 : cette augmentation compense en fait la réduction de notre dotation globale de fonctionnement (DGF) pour 2009. La DDU est une création de la loi de finances 2009 dont l’objectif  est de financer, sur la base d’un partenariat entre l’État et les collectivités territoriales, des projets d’aménagement et de développement urbains répondant à des politiques prioritaires fixées par le Comité interministériel des Villes. Aucune confirmation d’attribution de cette dotation ne m’est parvenue à ce jour. Je n’ai pas de suite particulière non plus en ce qui concerne l’augmentation de l’apport de l’État sur le dossier ANRU Multisite, dossier d’un montant de 3 millions d’euros (minimum) et où l’État n’intervient pour l’instant qu’à hauteur de 400 000 €.

À présent, je tiens à évoquer la carte scolaire. Nous avons reçu monsieur l’inspecteur d’académie et nous avons été informés des décisions concernant les fermetures de classe applicables à la rentrée 2009. Elles concernent les écoles Fréderic Mistral (1 poste), Lamartine (1 poste), Jean Mabuse (1 poste).

J’ai écrit au Directeur des services départementaux de l’Éducation Nationale pour lui indiquer que je m’opposais à ces fermetures de classes, et insister sur la nécessité de maintenir les postes, en priorité pour les écoles Lamartine et Jean Mabuse.

Il nous paraît important de donner aux enfants du quartier des Provinces Françaises les meilleurs conditions possibles d’accueil et de prise en charge scolaire, et, par le biais de classes à effectif réduit, toutes les chances d’acquérir les savoirs de base leur permettant de réussir ensuite au collège.

Quant au retrait d’un poste à l’école élémentaire Lamartine, même si les effectifs ont légèrement diminué, ceux de la maternelle Blanche-Neige, toute proche, sont en évolution positive. C’est pourquoi il serait intéressant de maintenir la capacité de Lamartine, afin d’éviter un déséquilibre et des fuites supplémentaires vers d’autres écoles. De plus, la reconstruction des deux écoles (Blanche-Neige et Lamartine) est prévue dans deux ans dans le cadre de l’ANRU.

Autre sujet que je souhaite aborder : la sécurité. J’ai rencontré, le 9 mars dernier, le directeur départemental de la sureté, Monsieur Menaud, qui m’a confirmé que notre secteur est en dessous de la moyenne départementale en ce qui concerne les agressions. En effet, notre secteur compte 56 atteintes aux personnes pour 1000, alors que la moyenne départementale est de 78, dont 118 pour l’agglomération lilloise. J’ai réclamé une augmentation des effectifs de la police nationale sur notre territoire : le directeur départemental de sureté m’a annoncé la nomination de quatre nouveaux fonctionnaires au commissariat de Maubeuge et m’a affirmé sa volonté de nommer de nouveaux policiers dès l’été prochain. Je lui ai annoncé la prochaine convocation du comité intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance.

Je souhaite terminer ce propos introductif en revenant sur l’actualité sociale. À l’occasion de la journée de mobilisation, les manifestants étaient encore plus nombreux (plus de 3000) que lors du 29 janvier dernier. Nous avons la conviction que personne ne peut rester insensible à l’inquiétude grandissante des salariés. Notre territoire est durement touché par les fermetures d’usine et nous pouvions voir en tête de cortège les salariés de Thysssenkrupp ou de CBS. L’inquiétude est grande aussi chez MCA ou encore chez Myriad. Tous les membres du Conseil Municipal, face à cette situation délicate, font preuve d’attention, sont mobilisés, et interpelleront les dirigeants du pays à chaque fois que cela sera nécessaire.

Je finirai par deux informations plus légères. La ville soutient Astrid PONCHEL, qui a dernièrement été élue Miss Val de Sambre. Elle se présente à l’élection de Miss Artois-Hainaut le 27 septembre 2009 au Pasino de Saint Amand les Eaux et un comité de soutien a été créé. Nous sommes également aux côtés de  Mélissa, candidate à l’émission de variétés « La nouvelle star » sur M6.

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mar 28 2009
Conseil d’Agglomération du 26 mars 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
28-03-2009

Intervention du Président dans le cadre de la présentation budgétaire

Mes chers collègues,
Mesdames, Messieurs,

Avant de passer la parole à Bernard Baudoux qui vous présentera en détail le contenu de notre budget primitif, permettez-moi simplement de souligner d'entrée le contexte de notre budget 2009. Ce contexte, à mes yeux, a trois caractéristiques :

1 - C'est d'abord un contexte politique et économique particulier.

Ce budget 2009 est, c'est une évidence, la première pierre des réalisations programmées ; il est aussi partie prenante de projections sur toute la durée du mandat. C'est sur la perspective 2009-2014 que nous devons travailler, et au-delà du seul budget 2009, ce que nous voulons dessiner, ce sont les grandes enveloppespour nos grands programmes sur les cinq années qui viennent. De quel argent disposerons-nous et que voudrons-nous en faire ?

Ce budget, nous le préparons aussi dans le contexte économique et financier exceptionnel, je l’ai déjà évoqué, qu'est la crise boursière et financière qui secoue le monde et notre territoire, qui compte  plus de 13 000 demandeurs d’emploi, dont 2000 supplémentaires depuis septembre 2008 est un des plus touchés du Nord Pas de Calais.

Ce phénomène touche autant les hommes que les femmes et pour les jeunes, on culmine à 18.4% ! Cela crée pour nous, mes chers collègues, des exigences : l'exigence d'une vraie priorité que nous devons accorder au développement économique de notre agglomération ; l'exigence aussi de renforcer notre agglomération des biens collectifs – et je pense au logement comme aux transports – qui améliorent la vie quotidienne de nos concitoyens, tout cela au prix du meilleur coût fiscal possible.

Autre élément de contexte, et il n'est pas le moindre, celui d'une politique budgétaire de l'Etat qui, s'il est impuissant à réduire ses propres déficits, se veut rigoureux avec les collectivités locales, très rigoureux, surtout avec les communautés d’agglomération comme la nôtre : quasi gel des dotations de fonctionnement et poursuite de la baisse des dotations de compensation auront en 2009 une conséquence majeure : comme en 2008, nos dotations de l'Etat (qui, je le rappelle, pèsent près d'un quart – 22% -  de nos ressources) vont diminuer, puisque les compensations fiscales versées par l’Etat (15% des recettes de fonctionnement) sont en baisse de 1% et la DGF enregistre une baisse de 9.5% (-0.3M€).

Enfin, je ne peux conclure sur le contexte de cette préparation budgétaire sans faire une mise au point aussi courte que précise sur notre capacité d’investissement. Nous nous appuyons sur une étude prospective du cabinet Klopfer sur la période 2009 – 2014. Je veux rappeler ici trois vérités :

  1. - La situation financière de l’agglo reste saine, ses principaux traits sont :
    1. Une épargne brute 2 fois supérieure à la moyenne des agglos
    2. Une capacité de désendettement de 3.2 ans, sous la moyenne des agglos (4-5 ans) et loin du plafond admissible (10 ans)
    3. Un taux de TP dans la moyenne des autres communautés d’agglo de France et même en-deçà de la moyenne régionale, nous proposons de ne pas l’augmenter et de la stabiliser à 17.62%
  2. – La TP a cru ces dernières années de manière dynamique, avec une progression de 6.9% entre 2005 et 2008, d’où mon inquiétude sur notre visibilité financière après l’annonce du président de la République de réformer la TP sans préparer un début d’explication sur les modalités fiscales de compensation. C’est d’ailleurs le grand oubli qui caractérise également le rapport Balladur, qui, si il apporte des orientations et des clarifications en particulier sur le rôle des intercommunalités est resté muet sur le sujet du financement  des collectivités territoriales et sur la politique fiscale de l’Etat.
  3. – compte tenu du contexte que j’évoque, notre taux de réalisation et d’investissement devra s’intensifier durant la période 2009/2014. Il était jusqu’alors resté autour de 50%, il doit s’améliorer.

2 – La réponse de l’Agglo à la crise : une politique d’investissement public majeure :

Vous le constatez, finances saines, pratiques économes et gestion vigilante de nos risques sont notre caractéristique. Et nous ne pouvons que nous en féliciter tous, mes chers collègues. Cette caractéristique nous amène, à travers une nouvelle gouvernance financière, prospective, avec un plan pluriannuel d’investissement précis et réaliste, à prendre aujourd’hui notre destin en main.

Notre PPI propose 4 grands axes :

  1. Attractivité du territoire
  2. Développement économique
  3. Services à la personne
  4. Formation

Il représente un levier extraordinaire en mobilisant près de 200 millions d’€ d’investissements pour notre agglo avec un coût net pour l’agglo de 100 millions d’€ !
Face aux difficultés de notre tissu économique, il me parait pertinent de monter en puissance la commande publique dans notre territoire pour :

  1.  créer de l’activité
  2. Améliorer les équipements et infrastructures de notre territoire
  3. Préparer notre territoire à la sortie de crise.

Le grand économiste Karl Polanyi prévoit « une nouvelle grande transformation » découlant de cette période de crise, nous devons l’anticiper et nous armer afin d’être les plus compétitifs possibles lorsque l’activité redémarrera. Ce budget en est une première étape.

3 – L’application d’une nouvelle méthode

Une nouvelle méthode a permis de construire cette maquette budgétaire et je veux profiter de cette présentation pour avant tout remercier Bernard Baudoux, les membres de la commission finances, tous les élus communautaires et les services de l’agglomération, qui ont, tous, permis la présentation d’un budget qui limite les dépenses de fonctionnement selon les souhaits exprimés à + 4.5%, qui répond à l’amélioration du service public dans les compétences de l’agglomération et qui propose une politique d’investissement ambitieuse et offensive.

Par une triple démarche, que je vous invite dès aujourd’hui à partager :

_ En améliorant la recherche de subventions pour nos projets
_ En ayant une section de fonctionnement rigoureuse et équilibrée
_ En proposant un niveau d’investissement ambitieux

Conclusion
Dans les mois qui viennent avec les grands débats communautaires d'une part, et le pacte territorial d'autre part, sujet sur lequel j’aurai à revenir, le budget de l’agglomération s’amendera, s’affinera, s’améliorera.

Ainsi méthodiquement, nous ferons des choix, chers collègues, vous apprécierez les ambitions nécessaires pour notre agglomération et notre population et vous déciderez des recettes qui sont indispensables à ces ambitions.

Les périodes de crises telles que nous sommes en train de la vivre voient généralement s’opposer diverses doctrines économiques sur la manière de s’en sortir. En revanche, il y a une quasi-unanimité sur le fait que la puissance publique doit soutenir l’activité et, le cas échéant, prendre le relais de la commande privée. C’est la raison pour laquelle notre autofinancement nous permet d’injecter aujourd’hui dans l’économie locale un niveau d’investissements jamais atteint. Ce niveau d’investissement, c’est notre devoir de l’inscrire dans un pacte plus large avec nos partenaires  et c’est notre responsabilité de veiller à sa mise en œuvre rapide et efficace, l’enjeu étant, je l’espère, d’apporter collectivement à nos entreprises et à nos habitants les réponses qu’ils attendent.

Chers collègues, compte tenu de ce que je viens d’évoquer, je vous demande d’approuver la présentation du PPI.

Je vous remercie.

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mar 20 2009
Manifestation du 19 mars à Maubeuge Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
20-03-2009


Greve du 19-03 à Maubeuge Sambre

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mar 17 2009
Marylise Lebranchu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Politique
17-03-2009

"ON   TOUCHE   LE  FOND  DE  L'HUMILIATION  FAITE  AU  PEUPLE  FRANCAIS"

Agir Vraiment contre la crise, l'injustice de l'Etat envers les collectivités locales et l'aménagement du territoire

En présence de Marcel Dehoux, Jean-Luc Perat et  Paul Raoult et de très nombreux militants, Rémi Pauvros et Thomas Depardieu ont accueilli  Marylise Lebranchu, ancienne garde des Sceaux, Député du Finistère, Présidente du Forum des territoires.

Introductions de Thomas Depardieu, Marcel Dehoux, Jean-Luc Perat, Paul Raoult et Rémi Pauvros :

Résumé :
Il est vrai, et  Marcel Dehoux en  témoigne,   que le  dossier du tribunal d'Avesnes a été porté par Marylise Lebranchu.  Il rappelle aussi que ce tribunal  a été inauguré par un autre Ministre, qui a évité d'ailleurs de les  inviter.
"Nous savons que Marylise a beaucoup fait pour l'arrondissement d'Avesnes. Et si nous avons aujourd'hui un Tribunal c'est grâce à elle"
C'est au tour de Jean Luc Perat de remercier  Rémi  pour avoir lancé ce débat sur l'aménagement du Territoire,  " car  ici on sait ce que cela veut dire par rapport à ce que nous attendons depuis de nombreuses années. L'arrondissement d'Avesnes  est au cœur de l'Europe, à courtes distances de grandes métropoles et pourtant il y a un paradoxe, notre territoire demande à  être fortement aménagé.  Je me suis donné comme mission de participer à cet aménagement et nous devons aussi aller plus loin et dépasser les frontières de notre arrondissement.  Le Gouvernement à plutôt tendance à déshabiller plutôt qu'à aménager, c'est donc ensemble que nous devons arriver à développer nos projets."
Paul Raoult  démontre que la réalité de fond, le chômage,  est principalement dû aux  "déménagements" que notre  région a vécu. Les mécanismes capitalistiques nous conduisent à une ségrégation sociale, territoriale et économique, et  le nord  vit se drame depuis des années. 
Quant à Rémi Pauvros : «nous entrons dans une période particulièrement difficile avec des taux de chômage qui grimpent.  L'actualité veut que nous soyons en permanence dans l'urgence.   Ici, La responsabilité collective que nous avons, est de faire beaucoup plus, de mettre en œuvre tous nos projets d'aménagement du territoire,  de répondre à une attente d'une population qui est une des plus jeunes de France. C'est un combat de tous les jours et Il nous faut ici nous battre  contre l'inégalité avec  quatre fois moins de moyens  que les autres territoires en France. »
Rémi rappelle que dans le grand débat interne du parti socialiste, débat démocratique,  la présence et l'activité constante de Marylise Lebranchu à coté de Martine Aubry a été un gage supplémentaire de confiance quant au résultat du congrès.

Marylise LEBRANCHU  :


"Un projet de société"


Lebranchu 01

Morceaux choisis :

 Depuis le congrès un peu difficile qui nous a permis de nous rassembler,  il nous faut préparer un projet de société: on s'est rendu compte, pendant la campagne présidentielle, à quel point nous avions perdu du terrain en France,
Quand nous parlions des libertés publiques et quand nous parlions d'égalité, nous avions perdu cette résonance avec la population, par exemple on n'a pas su porter assez haut la laïcité comme réponse à une forme de violence interethnique, interreligieuse, on n'a pas su mettre toutes nos valeurs au cœur du combat socialiste.
Il faut dire que les fondamentaux de la République, qui passent par l'égalité des citoyens et des territoires, mais aussi par la  fraternité et par la liberté, appartiennent  à tous  et sont sapés petit à petit par Sarkozy depuis qu'il est ministre de l'intérieur, et cela   tellement finement que nous socialistes  avons perdu pied.  Notre volonté et notre courage aujourd'hui est de reprendre pied.
Il faut savoir dire ce que nous ferons quand nous serons au pouvoir. Les valeurs que nous portons se conjuguent pragmatiquement  par plus de valeurs entre les citoyens et les territoires.. Il y a donc un énorme travail de projet de société.

"Sarkozy construit une société qui n'est pas accidentellement menée par une crise"


ML02

Morceaux choisis :

Sarkozy qui conjugue tous les pouvoirs à lui seul est en train de construire une société qui n'est pas accidentellement menée par une crise.  Cette crise est structurelle, c'est une autre forme du capitalisme financier qui n'a comme unique raison d'être que d'avoir un retour sur investissement  extrêmement important. Quand on donne un euro et qu'on demande d'en recevoir 12 ou 13 alors que la croissance n'est pas à ces niveaux là, les salaires diminuent, le pouvoir d'achat diminue.
Ici on a besoin d'autre chose, il faut parler de nouvelles formes d'entreprises, il faut parler à nouveau de coopératives, parler d'esprit mutualiste, parler des secteurs marchands, parler d'une économie qui porte nos valeurs et fasse reculer le pouvoir des actionnaires. Car l'actionnaire  est irresponsable. Il n'est pas en face du chef d'entreprise, il n'est pas en face des salariés, il n'est pas en face des consommateurs … il n'est pas là s'il y a un accident. Il n'est là que le jour où il exige ses dividendes.
Nous avons construit une société où l'actionnaire est devenu totalement irresponsable  face à un système industriel qui s'écroule. Cette crise n'est donc pas un accident de l'histoire, c'est une crise logique d'un système  qui a failli et c'est logique.
Nous, nous croyons que face au drame (il est important de rappeler que sur 90 000 licenciements 17 000 sont liés aux plans sociaux, les autres  sont des personnes en situation précaire, en CDD, en temps partiel, en intérim) il faut des mesures d'urgences. Il y a des milliards  de charges sociales qui ne sont pas versées à ce qui fait la solidarité, nous devons donc arracher des conventions avec chaque entrepreneur  pour paliers  ces manques,  avec des contre-partis aux exonérations de cotisations sociales.
Les salaires en France sont très bas,  mais la moyenne a augmentée, cela indique que les salaires les plus élevés ont  donc considérablement augmentés.
 

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mar 07 2009
8 mars : journée de la femme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Politique
07-03-2009


« La moitié des Hommes sont des femmes » : sur 1000 personnes, 503 sont des hommes. Pourtant, tant de différences !

Encore beaucoup de femmes souffrent de violences, qu’elles soient physiques, sociales ou morales.
En France, 34% estiment être victimes de discriminations sur leur lieu de travail.
En 2007, 166 femmes sont mortes des suites de violences conjugales et 47 500 faits ont été enregistrés par les services de police.
Des chiffres qui sont intolérables et qui montrent bien que le combat n’est pas fini et qu’il reste encore un long chemin à faire.

Pour autant, le gouvernement prend des mesures qui montrent bien son incapacité à faire face aux situations sociales difficiles : la Loi de Finances 2009 prévoit une diminution de 42% du montant affecté au Conseil conjugal et familial. Malgré les 450 000 bénéficiaires des actions du Planning Familial, ce dernier est remis en cause par cette mesure.

C’est aussi la remise en cause du congé parental : la grossesse et la maternité de Rachida DATI ne sont pas celles vécues par des millions de femmes pour qui ces mesures sont essentielles dans l’équilibre de leur vie professionnelle, familiale et sociale.

L’excision (150 millions de cas dans le monde, 3 millions supplémentaires chaque année, 30 000 cas en France), le mariage forcé, le viol (24 031 violences sexuelles en France en 2008), le licenciement en cas de grossesse ou durant le congé maternité (23% de femmes victimes de discrimination au travail), la sous-rémunération (les femmes gagnent 80% du salaire des hommes et sont davantage confrontées au temps partiel, souvent de manière involontaire) ne sont pas d’un autre âge, et il est nécessaire que les élus prennent la mesure de ces réalités aujourd’hui inadmissibles.

En tant qu’élu local, j’ai le souci de la parité : je l’ai respectée dans mon équipe municipale, et, en tant que Maire, je peux affirmer que les femmes occupent de nombreux postes à responsabilités. Ce 8 mars, la Ville a souhaité mettre à l’honneur toutes les femmes bénévoles, engagées au quotidien dans la vie associative, qui agissent pour leur quartier, pour leur cité.

Enfin, en cette journée, je tiens à évoquer la situation de Florence CASSEZ. L’an dernier, à la même époque, nous étions tous tournés vers la Colombie, où Ingrid BETENCOURT était retenue otage dans des conditions terribles. Aujourd’hui, Florence CASSEZ, au Mexique clame son innocence et demande l’aide de la France. Nous ne pouvons pas être insensibles à cette jeune femme, retenue dans des conditions difficiles, loin de ses proches et de son pays.

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mar 04 2009
Crise, et mobilisation du 19 mars Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Développement économique
04-03-2009


Pour notre territoire, déjà fragilisé, la crise a de graves conséquences. La fin 2008 a été marquée par une remontée du chômage : le contexte international, le manque de politique volontariste du gouvernement, la crise du secteur automobile, la fin des intérimaires, ont causé de fortes augmentations dans le bassin Sambre-Avesnois, avec un nombre de demandeurs d’emploi passant de 9 998 (août 2008) à 12 827 (décembre 2008).
Au 2ème trimestre 2008, le taux de chômage en Sambre-avesnois était de 12.1%, supérieur à la moyenne nationale et à la moyenne régionale, ce qui s’explique en partie par nos activités, qui sont parmi les plus touchées (automobile, sidérurgie). Les prévisions pour le 1er semestre 2009 sont mauvaises, avec un risque d’augmentation de 2 points.

L’Agglomération Maubeuge Val de Sambre accompagne les entreprises en difficulté : aussi, le dossier Thyssenkrup est-il une priorité, car nous avons le souci de 42 salariés qui s’inquiètent pour leur avenir.

En tant qu’élu du territoire, j’ai aussi pris l’initiative de rencontrer tous les partenaires sociaux, afin de pouvoir apporter des solutions concrètes. 

Par ailleurs, outre les répercussions économiques, la situation sociale va se dégrader. On prévoit, pour le Département du Nord, 110 000 allocataires du RSA pour l’été 2009.
Pour autant, la mobilisation continue, et rendez-vous est donné, le 19 mars pour, à nouveau, faire entendre la voix de nos concitoyens.
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fév 18 2009
Rencontre du 17-02 avec Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
18-02-2009

Le 17 février, j’ai été reçu par Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, afin de faire le point sur les conséquences financières de la Tornade.
Il reste encore beaucoup à faire : les dépenses engendrées s’élèvent à 40 millions d’euros. Aujourd’hui, il manque 7 millions d’euros à la ville pour pouvoir faire face à cette situation.
Nous avons de nombreux dossiers à défendre, notamment au niveau des bâtiments publics, pour lesquels nous attendons l’intervention de l’État, en particulier pour la réfection de la salle des fêtes de Sous-le-Bois.

voir l'article VDN

Ecouter l'intervention sur Canal FM
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fév 12 2009
Faire en sorte que la Sambre prenne enfin son destin en main Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
12-02-2009

Image

Interview Voix du Nord. mercredi 11.02.2009
PROPOS RECUEILLIS PAR BÉATRICE FRÈRE VDN
PHOTOS DIDIER CRASNAULT


Vendredi soir, les élus de l'Agglomération Maubeuge val de Sambre doivent se réunir à Pont-sur-Sambre pour, entre autres, débattre de l'orientation budgétaire pour 2009. Le président, Rémi Pauvros, revient sur sa feuille de route évoquée lors de ses voeux, le 30 janvier. Pour notre site Internet, voici l'intégralité de l'interview.

Depuis votre élection à la tête de l'Agglo, vous avez mis en place une nouvelle gouvernance: quelle est-elle?

Nous travaillons d'une façon très collective. Le bureau se réunit au minimum tous les mois pour être l'instance de discussion, préparer les conseils communautaires. L'exécutif se réunit au moins deux fois par mois. Pour ma part, je travaille régulièrement avec Bernard Baudoux.

J'ai présenté le plan de charge, lourd, des vice-présidents lors de mes vœux (le 30 janvier, NDLR). Cette présentation des orientations aurait pu venir plus tôt mais le dernier trimestre 2008 a été largement perturbé par la tornade et ses conséquences. Et puis, il fallait aussi que chacun trouve ses marques, son mode de fonctionnement.

Côté administratif, aussi, des changements sont intervenus à l'Agglo... Cela explique-t-il un temps de latence pour entrer dans le vif du sujet?
Il n'y a pas eu de temps de latence. L'Agglo a fonctionné. Nous avons consommé le budget de l'Agglo : 90% en fonctionnement, 60% en investissement, ce qui est tout à fait respectable malgré le temps de réadaptation nécessaire après une élection. Il n'y a pas eu de rupture de fonctionnement d'autant que moi comme Bernard Baudoux connaissions nos dossiers. Je fixe, c'est vrai, à partir de maintenant, en accord avec mes collègues, une nouvelle ambition à l'Agglo. On passe à de nouvelles perspectives dans le cadre du budget 2009.

Vous avez placé en tête de vos priorités la prise de nouvelles compétences: pourquoi et dans quels domaines?
D'abord, il ne faut pas oublier que le législateur a prévu une « carotte » pour ces nouvelles compétences: nous avons en contrepartie un accompagnement financier plus fort via la dotation globale de fonctionnement, cela permettra d'asseoir les finances de l'AMVS. Et puis, il ne faut pas oublier que notre vocation, c'est le service public. Pour être plus efficace, il faut se demander comment faire pour que les habitants de l'Agglo aient le meilleur service public à leur disposition, correspondant aux besoins qu'on a pu déterminer au préalable. Je pense notamment à la voirie, mais aussi aux équipements sportifs, au secteur Enfance-Jeunesse... Pour prendre en exemple la voirie: jusqu'ici, comme pour l'avenue de Ferrière, l'Agglo apporte un fonds de concours (50% de ce qui est à la charge des communes); il faut se demander si nous n'avons pas intérêt à porter des dossiers comme celui actuellement à l'étude au conseil général de la D602 entre l'entrée de Louvroil et l'avenue De-Gaulle à Maubeuge. En allant plus loin, n'y a-t-il pas des entrées de ville dans le territoire de l'Agglo qui mériteraient d'être traités ? Il faut répertorier et chiffrer. Et ne pas oublier que pour la voirie, il y a aussi l'entretien, les services techniques

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fév 03 2009
Voeux du Président de l'AMVS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
03-02-2009

Le Président

Cérémonie des voeux

30 janvier 2009





Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mesdames et messieurs Les conseillers régionaux,
Mesdames et messieurs les conseillers généraux,
Mesdames et messieurs les maires,
Mesdames et messieurs les conseillers communautaires et municipaux,
Monsieur le commandant d’armes,
Monsieur le commissaire,
Mesdames et messieurs les corps constitués de l’Etat,
Mesdames et messieurs,

 

Je vous remercie toutes et tous d’être présents si nombreux ici dans cette gare pour la cérémonie des vœux de notre établissement public de coopération intercommunale : l’Agglomération de Maubeuge Val de Sambre.

Nous avons mis 14 années à construire cette force d’intervention inédite sur ce territoire et je veux en particulier saluer le travail de Bernard Baudoux, travail qui a permis de convaincre que l’intercommunalité était plus qu’une belle idée, elle est nécessaire à notre irrésistible envie de prendre maintenant notre destin en main.
2009 marque le début d’une nouvelle étape partagée et souhaitée par tous. En effet, la crise économique et le flou institutionnel créé tous les jours par les rumeurs de réforme et par les travaux de la commission Balladur nous obligent à accélérer notre mouvement de basculement vers le développement :

1 - D’abord en améliorant sans cesse le service à l’habitant.

Notre priorité est et restera la qualité de vie et le bien-être des 101 000 habitants de nos 22 communes adhérentes.

Notre Agglomération gère aujourd’hui à la fois les investissements les plus lourds en matière économique et également les services de proximité les plus significatifs pour les besoins de nos habitants.

1 – 1 : Les compétences :

C’est pourquoi, avec mes collègues, nous avons entrepris un travail qui doit aboutir à la prise de nouvelles compétences de notre intercommunalité. Pourquoi ? Parce que nous considérons que notre rassemblement de communes peut faire mieux et plus dans l’intérêt de nos populations.

La voirie
Et notamment entretenir et sécuriser nos routes en nous intéressant de près à la compétence voirie intercommunale, mission confiée à Didier Pol, chargé d’animer une étude de faisabilité et un comité de pilotage que j’ai souhaité le plus large possible avec les élus locaux de nos communes concernés par la thématique.

Enfance-Jeunesse-Restauration scolaire
Nous avons également délibéré pour une étude devant nous amener à mieux gérer ensemble les repas de nos enfants et leur début de vie dans nos crèches, je parle de la restauration scolaire et de la petite enfance, missions confiées respectivement à Yves Renaud et Philippe Dronsart.

Politique sportive et culturelle
Les piscines et au-delà toute notre politique en direction à la fois des équipements sportifs et des clubs devra être étudiée également. Cette politique doit notamment nous amener à élever le niveau de nos équipes premières dans les sports collectifs les plus populaires. J’y ajoute la précision des contours de la compétence équipements culturels avec les bibliothèques, les médiathèques et toutes les actions qui concourent à éclairer les esprits de nos concitoyens, c’est la noble charge confiée à Thomas Depardieu.

SDIS
En outre, depuis le 1er janvier, nous avons décidé de prendre la compétence relative au SDIS afin de clarifier notre contribution territoriale au financement de cette politique.

ANRU
Enfin, nous pourrons proposer à nos collègues dans l’objectif de réaliser concrètement nos projets engagés dans les quartiers concernés, le portage de la politique ANRU avec nos trois dossiers en œuvre à Aulnoye, Jeumont et Maubeuge et le quatrième pour Maubeuge-Louvroil.

1 -2 : La mutualisation et l’administration générale

Pour cela, notre agglomération doit se doter des outils les plus modernes et les plus performants. J’ai le souhait, avec les élus communautaires, de rechercher lorsque c’est possible la mutualisation de nos personnels communaux pour assurer ces nouvelles compétences et de doter l’Agglo d’une administration générale digne de ce nom, maîtrisant le management le plus efficace possible afin d’entrer pleinement dans ce nouveau siècle.  

Cela passera par des locaux adaptés, des systèmes d’information performants, des modifications importantes qui doivent permettre d’accueillir de nouveaux fonctionnaires et de penser l’organisation avec les instances représentatives du personnel et André Marchand, chargé de les superviser.

Cela passe aussi par l’arrivée d’une nouvelle directrice générale des services, Mme Ghislaine Liekens, qui prendra ses fonctions dès lundi et qui occupait précédemment les fonctions de directrice de la CPAM de Maubeuge, je tenais à vous la présenter ce soir.

1 – 3 : la gouvernance

J’ai évoqué l’administration mais le plein exercice de ces compétences sera d’autant plus efficace si la gouvernance est bien établie. Je souhaite pour ma part que, sur ces grandes politiques, comme je l’ai indiqué pour la voirie, des comités de pilotage élargis aux adjoints aux maires et aux conseillers municipaux intéressés par la thématique s’approprient l’animation et la cohérence de ces nouvelles compétences.

L’année 2008, qui a vu le renouvellement démocratique de nos conseils municipaux et de notre conseil d’agglomération n’a connu aucune rupture de charge administrative : notre assemblée a voté 284 délibérations, dans la moyenne des années précédentes et notre taux de réalisation budgétaire de cette année est en amélioration, comme le constate le cabinet Klopfer, par rapport à 2007.

Cette rigueur de gestion dans la cohérence, dans une programmation budgétaire claire et lisible, est celle qui doit nous animer tout au long de cette nouvelle étape, d’autant que les plus grands spécialistes financiers des collectivités locales sont unanimes : la conjoncture budgétaire du service public local n’a jamais été aussi difficile depuis les lois de décentralisation de 1982 !
Dans les années qui viennent, nous n’échapperont pas à la question centrale de savoir si nous pouvons encore payer réellement le coût de politiques volontaristes ou si nous devons nous concentrer sur nos compétences.

Cette rigueur dans la gestion doit être menée en portant, dès 2009, de nouvelles ambitions.

2 – Les Politiques communautaires

A ce sujet, j’ai proposé à mes collègues de lancer plusieurs pistes de travail cette année et une autre en début d’année prochaine qui devront se conclure par des choix stratégiques et budgétaires.

Il s’agit pour nous de définir les grandes orientations en matières d’habitat d’abord, de formation  professionnelle et d’insertion ensuite et enfin de développement économique. Cela nous amènera l’année prochaine à provoquer également le grand débat sur la santé dans notre territoire.

Les trois thématiques prioritaires de cette année  feront l’objet de trois séances exceptionnelles du conseil communautaire.

2-1 Concernant l’habitat

Nous aurons à être particulièrement exigeants sur le renouvellement de la convention des aides à la pierre pour que cette ambition soit confortée et accélérée. Construire de nouveaux logements pour accueillir de nouveaux habitants va de pair avec l’amélioration de notre attractivité. Je parle de la qualité du logement, de l’offre de loisirs et de la qualité de notre cadre de vie. A travers la mise en œuvre et la gouvernance du PLH, ce sont 550 logements locatifs de plus, 200 logements en accession à la propriété, 700 logements à réhabiliter. Cette politique va s’accélérer dès cette année par la conduite des projets urbains, sur l’accompagnement et le développement des projets Anru et le développement des 3 pôles gare à Jeumont, Aulnoye et Maubeuge. Je veux donner un coup de chapeau à Patrick Leduc et Nathalie Montfort qui suivent de très près cette belle politique et saluer dans le même temps les bailleurs et les opérateurs qui décident de s’investir pour élever le niveau de la qualité de nos logements.

Permettez-moi également, à double titre, de saluer l’implication solidaire de l’agglo au travers du dispositif tornade. 2000 sinistrés de notre agglomération ont été recensés, accompagnés, 700 familles au total ont été accueillies dans notre cellule de crise. Et avec l’ANAH et le Conseil Général l’Agglomération propose un programme d’intérêt général de 1,8M€ pour faciliter les travaux de réhabilitation des logements sinistrés.
2 – 2 Concernant la formation professionnelle et l’insertion,

Grande mission confiée à notre hôte, Benjamin, accompagné par Jean-Paul Raout, il s’agira de préparer notre population aux futurs emplois que nos entreprises vont créer et à la nouvelle économie qui s’annonce. Il s’agira surtout d’être prêts et de préparer le remplacement des nombreux départs en retraite qui vont s’échelonner dans les années à venir.

Nous devons toujours avoir à l’esprit les 13 000 demandeurs d’emplois et les 3000 Rmistes de notre bassin, c’est 10.6% de plus que l’année dernière, soit la plus forte évolution de la Région. Ce phénomène touche autant les hommes que les femmes et pour les jeunes, on culmine à 18.4% ! Notre priorité est donc à travers cette compétence, de créer les conditions de sortie de crise de cette population qui souffre plus que les autres aujourd’hui dans notre territoire.

2 – 3 La Santé

Aux côtés de l’emploi et du pouvoir d’achat, nous savons que nous devons  aussi nous impliquer dans ce qui est de plus en plus, une des premières préoccupations de nos habitants : notre santé. Avec Francis Trincaretto et Henri Mennecier, le directeur du CHSA, nous aurons à cœur de proposer un grand débat l’année prochaine sur la problématique de la qualité de nos soins, sur la carte médicale en posant la réalisation du nouvel hôpital et d’une maison de la santé comme objectifs primordiaux de l’ensemble de notre arrondissement. Nous pouvons d’ailleurs collectivement être très fiers du classement obtenu par notre hôpital : il est depuis plusieurs années la référence en France en matière d’hygiène et de lutte contre les maladies nosocomiales, cela mérite je crois vos applaudissements !

2 – 4 L’aménagement des centres-villes, de nos villes et villages

L’agglo est particulièrement attentive aux équilibres de notre territoire. La recherche de l’harmonie en matière d’aménagement des différentes strates des communes de l’agglomération ne nous quitte jamais.

Les centres-villes de nos communes urbaines devront être étudiés à la fois sur la forme et sur le fond. Sur la forme, car beaucoup d’entre eux méritent d’être repensés et réaménagés. Sur le fond car nous devons assurer collectivement les grands équilibres en matière d’équipements publics et de commerces.

Ainsi, Je remercie les investisseurs commerciaux qui nous font confiance et veulent avec nous dynamiser la vie commerciale de notre agglomération, en particulier dans nos centres -villes.

Nous devons également veiller au développement de notre beau secteur rural. Michel Duveaux nous proposera des pistes de travail sur le nécessaire équilibre entre nos pôles urbains et ruraux, avec le souci du développement durable et avec un outil essentiel pour nos communes rurales : la mutualisation des services, travail déjà engagé pour ce qui est des TIC.

 

2 – 5 Le développement économique et les zones d’activités

La transition est toute naturelle vers le développement économique : c’est l’enjeu crucial de notre agglomération et nous devons prendre le temps, avec Christophe Di Pompeo, Daniel Leferme, Michel Wasse et Daniel Barbarossa de bâtir la stratégie la plus judicieuse pour nos entreprises, leurs salariés et notre population. Il s’agira de cibler et de maîtriser les nouveaux secteurs d’activités, d’entrer pleinement dans « l’économie verte », de planifier, de maîtriser et conquérir de nouvelles zones d’activité.

Je veux remercier ici les dirigeants de Bigard, de Poweo, de Neuhauser, d’Areva, de Sambre et Meuse qui investissent pour créer plusieurs centaines d’emplois et les autres, les moins connus, les dirigeants des 183 entreprises implantées en ZFU créatrices de 690 emplois et enfin toutes les autres PME et PMI qui ont choisi l’agglo pour développer leur activité.

Je veux saluer et témoigner de la confiance de l’Agglomération, les employés et dirigeants de MCA qui traversent un moment difficile de leur histoire. L’agglo est aux côtés des entreprises, de toutes les entreprises qui créent tous les jours l’activité dans le bassin de la Sambre. L’agglo est aux côtés des employés, des salariés qui tous les jours, par leur savoir-faire et leur courage démontrent la valeur de notre territoire. L’agglo est aux côté de ceux qui cherchent un emploi, qui souffrent et qui doivent se dire qu’ils ne sont pas oubliés, ils sont au cœur de nos politiques et de notre action.

Concernant nos zones d’activités, je peux vous dire qu’elles fonctionnent bien, celle de Gréveaux qui arrive à maturité, du champ de l’abbesse, mais également les nouvelles à Marpent, Jeumont, Ferrière-la-Grande. J’ai souhaité aussi répondre à la sollicitation des maires d’Assevent, de Boussois, de Marpent et de Jeumont en lançant une étude sur le grand corridor qui ira de l’université, que nous réaliserons dès cette année, à Jeumont, afin d’avoir une idée précise sur la capacité d’accueil possible de cette zone, stratégique.

Je souhaite faire de cette zone une zone d’excellence régionale sur les nouvelles technologies et l’intelligence économique autour du lycée, de la future université, de l’écopôle et du nouvel hôpital, nous devons être prêts à accueillir dans un cadre prestigieux, ouvert sur l’Europe et sa grande zone de développement, les investisseurs qui recherchent une nouvelle vallée à explorer, à conquérir et qui ont le souci de la qualité de la vie et la vision logistique pertinente.

2 – 6 Le transport et l’environnement

Améliorer la qualité de la vie, c’est aussi améliorer notre transport collectif. 2008 restera l’année des travaux Viavil et du lancement de la ligne 1. Ce sont 60M€ investis au total pour l’amélioration du cadre de vie et du service transport avec un nouveau matériel roulant et une amélioration du réseau.

Un grand défi nous attend cette année sur l’évolution de l’outil chargé du transport dans notre bassin, avec Bernard Baudoux et Michel Lo Giaco, nous sommes déterminés à le faire avec ceux qui le veulent. Nous travaillons de concert avec Joël Wilmotte et la CCSA pour créer un grand syndicat unique de transport  avec le même souci de qualité de service pour nos habitants et tous ceux qui le désirent.
Nous souhaitons également à travers la relance du Plan de Déplacement Urbain et une étude prospective sur l’évolution du réseau transport sambrien avec les nouvelles lignes 2 et 3 avoir une stratégie de développement cohérente et rationnelle en la matière.

Notre attractivité sera renforcée également par la valorisation de notre environnement au sens large. L’agglomération devient la référence territoriale en matière de politiques environnementales et je veux saluer le travail de Michel Lo Giaco, de Jean-Claude Maret, de Jacky Sautier. Ce travail se traduit concrètement par des services offerts de qualité, sans jeu de mots mais en soulignant tout de même l’obtention par le service station d’épuration et relèvement de la certification qualité, l’exemplarité du service écologie urbaine dans le ramassage des déchets et du service assainissement et toute la dimension transversale des politiques de l’agglomération qui concourent au développement durable de notre territoire.

2 – 7 L’aménagement de l’espace

2010 sera le grand rendez-vous avec notre plus grand atout : l’espace : c’est l’enjeu confié à Annick Matthighello, Jean-Marie Allain et Michel Duveaux. Notre agglomération doit être motrice dans sa participation au SCOT, dans les schémas directeurs de nos communes, et exemplaire dans l’aménagement des 100 hectares de réserve foncière dans ses différentes zones d’activités et de ses centres-villes.

 

3 – La représentativité de l’Agglo dans les dossiers structurants

C’est la grande question de notre attractivité que nous posons, en responsabilité.
Sur cet enjeu fondamental, l’heure n’est plus aux comptes d’apothicaires, aux atermoiements, aux reports. Nous voulons entrer dans la phase opérationnelle.

3 – 1 Concernant la RN2,

Nous attendons, dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement des réponses concrètes. Au regard de ces réponses et je le dis aujourd’hui sereinement et au nom de tous mes collègues, nous prendrons nos responsabilités de représentants d’une population qui ne peut plus se permettre de reporter cette question.

Nous mettrons tout en œuvre, avec nos moyens pour obtenir la réalisation de cet axe et je le dis aujourd’hui pour la première fois, il est évident que notre choix porte sur un axe nous permettant de nous connecter vers la zone urbaine de Charleroi.

Je veux saluer la présence de M.Eric MASSIN, président d’IGRETEC qui a la responsabilité du développement du Grand Charleroi et de son intercommunalité, merci d’être là.

A cet égard, il est temps pour nous de choisir et de nous tourner plus concrètement vers nos voisins et amis belges afin d’imaginer les principes de développement communs. Au prochain conseil d’agglomération, je proposerai à mes collègues notre entrée effective et notre participation à Initialité, première structure mixte à être transfrontalière qui nous aidera à mieux défendre nos projets au niveau européen et à contribuer à fortifier nos relations transfrontalières. Nous aurons également, dès cette année à accompagner de manière efficiente la mise en œuvre de Mons 2015, capitale européenne de la culture.

3 – 2 Concernant le train,

Une grande avancée est faite avec l’investissement conjoint de Réseau Ferré de France et du Conseil Régional Nord Pas de Calais de l’ordre de 270 millions d’€ qui améliorera le nombre de trains, le matériel et le cadencement. Mais un pas déterminant reste à franchir avec le travail à opérer sur le contournement de Valenciennes et celui de la métropole lilloise : ce sont aujourd’hui les 2 aspects qui ralentissent le plus notre TER. L’exigence reste la même, elle doit être irréversible : il s’agit de connecter notre agglomération à une demi-heure de Lille. Mais comment imaginer que la SNCF envisage de supprimer les trains directs entre Maubeuge et Paris avant même que cette amélioration ne soit réalisée ? Je mets en garde nos interlocuteurs : nous n’accepterons pas cette décision !

J’ai été heureux de constater que dans l’enquête d’opinion réalisée par la Voix du Nord sur les grands projets régionaux, le TER-GV Lille – Maubeuge est porté par 26% des habitants du Nord Pas de Calais : 1 million de ch’tis considèrent  ce dossier comme prioritaire : merci à la Voix du Nord d’éclairer les esprits lillois et parisiens sur les enjeux territoriaux.
3 – 3 La Sambre,

Notre rivière qui n’offre plus aujourd’hui la possibilité de circulation touristique et économique doit également être portée par l’ensemble de notre territoire et de notre Région. Nous avons pu exposer les intérêts de cet axe fluvial, et je salue Josiane Suleck qui suit la politique de l’eau à l’agglo, au ministre de référence, Jean-Louis Borloo, nous attendons là encore une initiative forte en la matière de la part de l’Etat.

3 – 4 L’image

Pour notre attractivité, pour notre qualité de vie, plus que jamais, nous devons nous mobiliser : forces vives du territoire, les entreprises, les partenaires économiques et sociaux, tous les élus, c’est à une mobilisation générale que je vous appelle. L’objectif : créer la perspective pour notre territoire, nos habitants, nos enfants.

Notre agglo a des propositions stratégiques et des actions en la matière.  Et en premier lieu, je souhaite que nous mettions en œuvre cette année le grand chantier du changement d’image de notre territoire et ce, sur tous les fronts.

Cet été, notre population a profité des Folies et des Nuits Secrètes, a subi la tornade, et a su ensuite se rassembler dans une volonté de résilience qui nous anime toujours pour voir des Maubeugois dans le ciel devenir champions du monde de parachutisme devant les meilleures équipes de la planète. 3 mois plus tard, nous avons posé avec Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’Areva, la 1ère pierre de ce qui sera le plus grand centre d’essais au monde dédié à la maintenance nucléaire. Ces signes, ces évènements positifs, nous devons les multiplier tout au long des années, ils doivent amener les plus grands décideurs de notre pays à regarder notre territoire avec un autre œil. Tout comme l’agglomération devient incontournable dans la vie quotidienne de nos habitants, la Sambre toute entière doit devenir demain incontournable dans les schémas d’aménagement routiers, ferroviaires et fluviaux de la France et du Nord de l’Europe.

En matière de communication, l’Agglo a participé à la sortie du livre sur Maubeuge et son agglomération et elle est partie prenante du contenu.

A partir de tous les outils, de tous les partenaires, sans exclusive, je veux que collectivement nous nous posions le problème de savoir comment nous pouvons mutualiser nos forces afin de préparer une stratégie solide de marketing territorial pour amener notre environnement régional et national à changer radicalement leur perception de notre bassin de vie.

Conclusion : la citoyenneté

Mais la communication n’est pas l’information.

Je suis heureux aujourd’hui d’annoncer, car j’y suis à l’initiative , avec Anne Brucy que j’excuse ce soir, directrice de France 3 Nord Pas de Calais, l’installation d’une antenne décentralisée de France Télévisions dans notre agglomération. C’est une décision importante pour la couverture audiovisuelle de notre territoire.

Décision que nous pouvons conforter en profitant du lancement également de la télévision régionale, « Wéo », nous faisons en sorte, via le travail engagé par Christophe Di Pompeo au niveau régional, d’associer notre agglomération dans la mise en œuvre de ce nouveau support médiatique.

A ce sujet, je veux aussi saluer le travail effectué par notre radio, « Canal FM » qui chaque jour fait en sorte d’apporter des sujets riches aux auditeurs de la Sambre-Avesnois, l’agglo veut participer de manière plus précise à l’information de nos habitants.

Il y a également l’ensemble de la presse écrite locale, présente ici, que je salue. Nous devons améliorer ce que nous partageons ensemble : la qualité de l’information à destination de nos citoyens, car mieux les informer collectivement, c’est les rendre plus libres et plus à mêmes de formuler des choix clairs. Je suis prêt à toute initiative qui peut permettre de mieux se comprendre et de mieux travailler dans l’intérêt de notre population.

Ensuite, nous pourrons nous lancer de toutes nos forces dans notre cœur de métier qui est le développement économique et l’aménagement du territoire mais notre image est un préalable nécessaire qui contribue aussi à l’attractivité.

La carte maîtresse à défendre est bien celle-là : un territoire qui se prend en main, qui sait où il va, qui a les outils, les femmes et les hommes et les moyens de son ambition.

Pour cette condition incontournable, j’ai une proposition à formuler, je veux évoquer cet objectif partagé.

Nous avons aujourd’hui la capacité – rare dans un EPCI de notre taille – d’investissement nécessaire à l’ambition que je viens de dessiner. Nécessaire mais pas totale ! Alors nous proposerons à nos partenaires, le Département, la Région et l’Etat de nous rejoindre dans un pacte territorial à la hauteur de nos enjeux.

Nous avons-nous, agglo, la capacité d’être force d’engagement, force d’investissement pour faire entrer le territoire dans l’ère du développement partagé. Nous avons aussi, je tiens à le préciser une force de redistribution non négligeable, songez que nous redistribuons à chaque commune membre, 35€ par habitant au travers de notre mécanisme de compensation !

Alors oui, nous disons que nous sommes en mesure de proposer un contrat lisible, transparent et offensif sur nos projets structurants car nous nous sommes donner les moyens de créer l’investissement adéquat.

Je compte beaucoup sur notre conseil de développement que nous installerons ce trimestre pour nous apporter les enrichissements nécessaires à cette nouvelle étape de notre intercommunalité. Libérons les esprits et les idées pour notre agglo !
Je compte sur chaque élu de notre établissement, je veux d’ailleurs leur rendre hommage, à ces femmes et hommes qui sans compter, soldats de la République, sont tous les jours sur le pont, contre vents et marées, à exercer le mandat confié par leur population. Ils étaient nombreux hier à défiler aux côtés des français et à dénoncer une politique que d’aucuns qualifient de pernicieuse, mais c’est un autre débat. Ce que je veux souligner, ce sont les valeurs et la motivation qui animent les élus locaux. Chacun de ces élus détient une parcelle du pouvoir communautaire, il y a 22 communes, 22 maires et chacun est une pierre de l’édifice.

C’est comme ça que nous construisons notre relation entre élus : un travail collectif, dirigé vers nos habitants, avec une interactivité renforcée, une gouvernance globale moderne avec la mutualisation des pratiques, des savoir-faire, des compétences. J’aimerai que cette relation soit partagée avec les représentants de l’Etat.

Une chose est sûre : plus nous sommes nombreux, plus il y a de moyens mis en commun, mieux c’est et c’est maintenant que ces décisions essentielles se prennent, demain il sera peut-être trop tard…

C’est pour l’ensemble de ces enjeux que j’invite chacune et chacun d’entre vous ici présent, à montrer par l’exemple de votre action la grandeur de notre population. Pour ma part, vous commencez à me connaître, le travail ne m’effraie pas, au contraire, vu l’ampleur des enjeux qui nous attendent, j’en suis d’autant plus déterminé à réussir avec vous et pour vous à prendre en main notre destin!

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fév 02 2009
Voeux au personnel de l'AMVS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Val de Sambre
02-02-2009


Voeux personnel AMVS Vidéo1



Voeux personnel AMVS Vidéo2

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jan 27 2009
Préparer la mobilisation du 29 janvier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Social
27-01-2009

Le 29 janvier prochain, mobilisons nous, avec nos partenaires, contre la crise et ses effets dévastateurs.
Depuis plusieurs mois, nous subissons les conséquences d’un capitalisme outrancier.
Aujourd’hui, ce sont des menaces face à l’emploi, face au pouvoir d’achat qui ne fait que baisser, face à la protection sociale, face aux conventions collectives qui ne sont plus respectées.
Il est de notre devoir de protéger tous nos droits, et d’agir contre la crise.

Comment ? En relançant la consommation (via l’augmentation des revenus, des minimas sociaux et des allocations, mais aussi par une action sur les prix), les investissements (via une nouvelle politique industrielle et la recherche de leviers de croissance innovants), tout en défendant l’emploi et en accompagnant les entreprises.

Protéger le service public, protéger les salariés, lancer de grands chantiers et réglementer le secteur financier : voilà ce que nous devons faire pour relancer notre économie.

Mobilisons-nous le 29 janvier !

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jan 27 2009
Mécontentement : Grève de jeudi 29 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Social
27-01-2009


Grève le 29

Vous avez reçu les syndicats, vous êtes d'ailleurs en relation constante avec les syndicats, qu'en est il ?

Rémi Pauvros :
J'ai reçu à la fédération nord du parti socialiste,  j'ai reçu avec le premier secrétaire  la totalité des syndicats  qui sont à l'initiative d'un appel commun ce qui est déjà une grande première, par rapport à l'histoire récente  des organisations syndicales et des mouvements sociaux, …appel commun  à une grève et une mobilisation générale sur les différents secteurs d'activités, industriels, secteurs publics, concernés par la crise  jeudi à 14h30 en particulier à Lille,  mais aussi dans différentes communes dont Maubeuge à 10h00 en face de la Mairie.
Ce que j'en retire d'abord c'est qu'à l'évidence  il y  a une très forte mobilisation qui se prépare.  Nous les avons reçu aussi pour leur présenter le projet  de relance économique qu'a décidé le parti socialiste la semaine dernière  présenté par Martine Aubry, et présenté nos choix stratégiques de 50 milliards d'€  à investir dans l'économie française , dans le pouvoir d'achat, dans l'amélioration des bas salaires, dans la relance de la consommation,  pour permettre de se battre le mieux possible  contre cette crise qui  pèse maintenant sur beaucoup d'entre nous.

On entend dans les médias les membres du gouvernement s'exprimer sur cette grève,  on remarque bien une tentative de replacer ce mouvement de mécontentement  uniquement sur le dos de la crise, qu'en est il ?

RP :
Très rapidement  d'après un sondage le JDD de dimanche dernier, 69% de la population soutient  le mouvement de jeudi.
L'explication est que d'une part, la population en a assez de considérer qu'on investisse des milliards d'euros en direction des banques  et des entreprises sans qu'il n'y ait aucune mesure les concernant personnellement dans leur  pouvoir d'achat, dans leur situation sociale difficile, pour défendre l’emploi, pour éviter la précarisation et répondre à leur préoccupation.
Ce décalage entre une sorte de fond extraordinaire que dégage l'Etat et la réalité quotidienne est insupportable. C'est çà la réalité, c'est la crise bien sur, mais c'est aussi la capacité qu'a le gouvernement à répondre à l'attente de la population.
Je crois, deuxièmement, qu'il y  a décalage  chez les responsables de la majorité gouvernementale, Sarkozy  mais aussi les élus. Ils sous-estiment l'impact social de cette crise considérable, sur la vie quotidienne des habitants. Nous le savons bien, nous les élus locaux, puisque  nous les recevons et nous vivons avec eux. Cette expression très forte, si vous ajoutez à cela, la casse du service public tel qu'elle est réalisée,  et bien vous avez tous les ingrédients  pour que la population nombreuse,  et j'appelle aussi à la participation à ce mouvement,  dise au gouvernement : çà suffit, prenez vos responsabilités, faites ce qu'il faut pour  que cette crise n'atteigne pas dans le quotidien et dans leur chair, les habitants de notre pays.

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jan 27 2009
SEANCE PLENIERE Débat d’Orientation Budgétaire: LUNDI 19 JANVIER Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Social
27-01-2009

Discours de Rémi PAUVROS, Vice Président Insertion Solidarité
(Seules les paroles prononcées font foi)

Monsieur le Président, chers collègues,

Face à une situation exceptionnelle, face à une situation d’urgence, des décisions fortes s’imposent. Les propositions budgétaires interviennent dans un contexte économique et de désengagement de l’Etat qui limite notre marge de manœuvre.

Quelques chiffres pour l’année 2008 à titre de comparaison et de bilan :

  1. Budget global 2008 : 447,7millions €
  2. Dont plus de 368,7 millions € pour les 70 000 allocations RMI, ils seront peut être plus de 100 000 allocataires du RSA en 2009.
  3. 10 millions d’aides individuelles versées au titre du Fonds de Solidarité Logement
  4. 17,9 millions pour financer 3950 contrats d’avenir
  5. 44,6 millions € pour les actions d’insertion.
  6.  Charges non compensées par l’Etat en 2008 : 81 millions !

Concrètement en 2008, en ce qui concerne l’insertion sociale, tout d’abord, le Département a engagé pas moins de 500 actions qui ont concerné environ 33 000 personnes. La contractualisation des allocataires s’est encore améliorée pour atteindre 56,7%, soit plus 2,3 points par rapport à 2007. Je veux également évoquer la généralisation d’un outil d’évaluation des actions d’insertion à l’ensemble du territoire. J’insiste sur ce dernier point, car cet outil permettra, en outre, la réalisation d’un bilan d’ensemble des opérations financées au terme de chaque exercice budgétaire.
Au titre des actions d’insertion professionnelle, le Département du Nord a consacré en 2008 plus de 15 millions €. C’est par exemple, 22 sites IOD, le plus grand nombre de France.

Par ailleurs, l’année 2008 aura été marquée par la nécessité d’un recentrage de la politique sociale du logement suite à la montée en charge des compétences transférées sans compensation financière suffisante. Cela s’est traduit concrètement par le maintien des financements aux seules maisons relais existantes et par la décision de confirmer pour l’année 2008 son soutien aux gens du voyage dans la limite de l’enveloppe prévue à cet effet. Outil de la politique départementale d’accès au logement des personnes défavorisées, le Fonds Solidarité Logement (FSL) a été particulièrement mobilisé en 2008. Le volume des demandes s’élève à plus de 40000 demandes sur l’année avec une hausse du montant moyen des aides accordées.

En définitif, sur le budget 2008, l’Etat n’a pas compensé 80 millions € pour les allocations RMI, créance qui se cumulent au 75 millions en 2007, au 65 millions en 2006. Quel sera le montant en 2009 ?
Car cette année 2008 a été également marquée par l’expérimentation du RSA sur une partie du territoire de l’Avesnois. Cette expérimentation n’a pas démontré les effets de ce dispositif sur la reprise d’activité. Pour autant, la loi du RSA prévoit sa généralisation au 1er juillet 2009.

Or, pour mettre en œuvre ce dispositif, il est proposé une progression des crédits de 25,62 millions €, progression qui correspond pour l’essentiel à l’Allocation de Parent Isolé. Au total, les crédits s’élèveraient à 473,33 millions € en 2009.  Cela signifie que, malgré la reconduite du Fonds de Mobilisation Départementale pour l’Insertion de 38,8 Millions €, les dépenses non compensées par l’Etat sont estimées en 2009 à plus de 80 millions €. A cela s’ajoute la régression économique.

Licenciements économiques,  plans de restructurations, chômage technique, les derniers chiffres communiqués font état en octobre d’une augmentation de 2,9% des personnes sans emploi dans le Département. Il s’agit d’une tendance lourde : 116 000 personnes sans emploi dans le Département. On évoque des prévisions de 13-14% de taux de chômage dans le département pour l’année de 2009. Cette augmentation conduit mécaniquement à un basculement dans le dispositif RMI, avec des effets déjà observés par les services départementaux au dernier trimestre 2008.

Cette grande incertitude induite par la crise économique rend les prévisions d’évolution du nombre de bénéficiaires difficiles. La crise est généralisée, comme le prouvent les chiffres du chômage au niveau national : C’est  2,2% de personnes sans emploi en plus au mois d’août, plus 1% en septembre, plus 2,4% en octobre, plus 3,2% en novembre. D’après les dernies chiffres, c’est 160.000 personnes qui ont perdu leur emploi en quatre mois.

Avec la mise en œuvre du RSA : c'est-à-dire prise en charge par le Département, en plus des 70 000 allocataires du RMI, des 15 000 allocataires de l’API, des allocataires du service public de l’emploi en fin de droit... L’UDECAF du Nord évoque le chiffre de 110 000 allocataires en 2009.  Au niveau du Département, le nombre d’allocataires s’élèverait ainsi à plus de 8,5% de la population active des plus de  25 ans. Tout cela laisse augurer une forte augmentation, à court terme, des dépenses sociales du Département.

Le Département devra en 2009 répondre à ce double défi  du ralentissement économique et de la réforme du RSA et de l’insertion.

Première conséquence, l’insertion professionnelle doit être appréhendée à la lumière de la loi généralisant le RSA qui positionne clairement l’Etat dans un rôle pilote en matière d’emploi. Il est écrit section 3 de la loi: « Droits et devoirs du bénéficiaire du revenu de solidarité active » qui modifie l’article L 262.29 du Code de l’Action Sociale et des Familles, je cite: « le président du conseil général oriente le bénéficiaire du revenu de solidarité active (…) soit lorsqu’il est disponible pour occuper un emploi (…) vers l’institution mentionnée à l’article L5312.1 », c’est à dire le Pôle Emploi, né de la fusion Assedic ANPE, soit « lorsqu’il apparaît que des difficultés tenant notamment aux conditions de logement, à l’absence de logement  ou à son état de santé (…) vers les autorités compétentes en matière d’insertion sociale ».

Martin Hirsch a mis en œuvre une distinction qu’il défendait en janvier 2008 devant l’Assemblé nationale et la Sénat. Il s’agissait de son troisième principe, sur les 10 qui proposait pour réformer l’insertion. Ce principe consiste je cite  "à promouvoir la notion d'employabilité" : il y a ceux qui sont employables (pour le pôle emploi) et ceux qui ne le sont pas (pour le Département). Or en période de crise, le nombre de personnes « inemployables » augmentent bien évidemment.

J’insiste, mes chers collègues, sur le désengagement de l’Etat sur l’Accompagnement Social Individualisé (ASI). La loi de finances indique, je cite : « à partir de 2009 le dispositif ASI est supprimé progressivement ».  Concrètement cela signifie la suppression dès 2009 des deux tiers des financements. Dans le Nord, cela représente 2 millions € et 70 postes à temps plein qui suivent  notamment des allocataires de l’Allocation Parent Isolé (API) public qui, je vous le rappelle, relèvera désormais du RSA. J’insiste sur ce point car l’impact sur les services du Département, en particulier le Service Social Départemental sur lequel vont se reporter ces publics, est très important.
Et que dire de la réforme de l’insertion par l’activité économique dont les premières orientations ont été dessinées en 2008. L’Etat fixe dans la loi de finances 2009 des objectifs intenables aux Structures d'Insertion par l'Activité Economique (SIAE) : les entreprises d’insertion se voient imposer un objectif de 60% de sorties à partir de 2011. A quoi riment ces chiffres dans le contexte économique actuel?

Il nous appartient donc, et chacun a pu le mesurer, de recentrer les actions du Département sur son « cœur de métier ». Il nous faut assurer la place de l’allocataire au cœur du dispositif. Les moyens du Département seront donc mobilisés sur l’accueil, l’orientation des allocataires, l’accompagnement social et l’effort de contractualisation des allocataires. Il s’agit, mes chers collègues, de permettre à chaque usager un accueil, un bilan et une orientation.

Les orientations budgétaires que nous impose la loi et la conjoncture économique, nous oblige à une transition vers une offre renforcée d’insertion sociale. Les actions existantes menées dans le cadre des orientations validées au sein du PDI 2005-2010 se poursuivront tout en évoluant avec la réforme :-  Maintien des actions en faveur de l’insertion sociale, maintien des 390 postes de RGP dont le profil doit être revu, développement des chantiers prévoyant une clause d’insertion notamment. En 2009, le Département doit également démontrer sa volonté de soutenir les personnes en difficultés de logement, les actions centrées, là aussi, sur les publics prioritaires relevant du champ de compétences du Département. Il nous faut assurer la cohérence entre les différentes aides et une gestion optimisée pour répondre aux difficultés auxquelles nous sommes confrontées.

Notre responsabilité est de répondre à l’urgence et d’affirmer nos valeurs de solidarité à l’égard de ces hommes, ces femmes qui souffrent et qui se battent pour vivre dans la dignité. Cela signifie des politiques de Solidarité responsables pour préserver l’avenir. Il nous faut mieux mobiliser nos politiques en matière de logement, de prévention santé, d’insertion par la culture, de développement économique et de sport pour conforter l’insertion de ce public en particulièrement sensible. 98% des financements en matière d’insertion vont vers nos partenaires. Une concertation a été engagée avec eux pour assurer en douceur cette réorientation.

Il nous faut préparer un nouveau PDI pour 2010 qui sera accompagné par les pactes territoriaux avec les partenaires : - L’Etat qui devra prendre ses responsabilités en matière de retour à l’emploi avec le  Pôle Emploi et le RSA+, et en compensant l’augmentation du nombre d’allocataires pour les Départements. - La Région ciblée dans la loi en matière de formation professionnelle ; - les agglomérations et les communautés urbaines qui voudront contribuer dans le cadre de leur compétence en matière de développement économique : Dunkerque, Roubaix-Tourcoing Vallée de la Lys, Valenciennes.
Une volonté très claire : Assurer le versement des allocations au 1er juillet pour 400 millions €, accueillir 100 000 allocataires, challenge qui va mobiliser l’ensemble de nos services et de nos moyens.

Cette crise, mes chers collègues,  nous devons l’affronter, nous devons y faire face. Comme nous le savons, elle est encore plus impitoyable avec les plus démunis, les plus fragiles d’entre nous. Le Conseil général et ses agents sont bien évidemment en première ligne. C’est pourquoi, face à une pression sociale grandissante, il nous faut assurer une gestion cohérente et responsable afin de répondre aux demandes , de préserver la qualité des interventions sociales et de maintenir des conditions de vie garantes des solidarités.

L’Abbé Pierre disait, après tout, Martin Hirsch, ancien Président d’Emmaüs France, fait un peu partie de ses héritiers: « Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement. ». Dans ce contexte où des personnes perdent leurs emplois sans y être pour quoi que ce soit, où le nombre de demandes de revenus minimums, de mal-logés, de personnes en grande difficulté augmente considérablement, il est de notre devoir d’agir en cohérence avec nos engagements fondamentaux. Nous serons nous Conseil général fidèle à cette orientation.

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